Publié le 02/11/2009 à 18:36 par contespourtous
Linh est enfin en France ! L'avion a aterri à 05:45, mon premier métro était à 05:26, nous avons donc pris un peu de retard, raté deux trains, le troisième était plein, et celui de 11:43 était pour Nice, nous avons donc changé et attendu 1 H 30 à Valence. A 16:16 nous étions enfin rendus ! Linh qui n'avait pas pu dormir dans l'avion s'est rattrapée cette nuit et a roupillé pendant 14 H non-stop ! Avec son chapeau cloche orange à la Vietnamienne en laine tricotée elle avait tout l'air de Calimero ! J'adore ce chapeau ! Mon odyssée est donc finie !
Publié le 23/10/2009 à 14:57 par contespourtous
Un an ! Mon blog a un an et je viens de passer le cap des 10 000 visiteurs, la preuve que malgré les imperfections dues en partie aux conditions dans lesquelles j'ai traduit ces poèmes, il suscite un intérêt réel !
Je pense qu'il y a eu un malentendu entre Ikebana et Blanche, mais si cela a permis à l'une et à l'autre d'exprimer ce qu'elles avaient sur le coeur, tant mieux !
Il y a des salauds partout, la différence est que certains ont du fric et d'autres non, ce qui ne les absout pas pour autant !
Publié le 22/10/2009 à 09:48 par contespourtous

Merci. Je vais chercher Linh le 1er novembre à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle. J'avoue que les préparatifs de son arrivée m'ont fait négliger mon blog. Il me faudrait le temps de relire toutes mes traductions, j'ai commencé à le faire et j'ai vu quelques grosses fautes* !
Je n'ai pas pensé que Blanche était un monsieur, et tout ce que vous dites est vrai, en pire : il y a des Français qui vont faire leurs courses là-bas, mais aussi des Américains, des Australiens, des Canadiens, des Chinois, des Coréens. J'ai rencontré des femmes, jeunes et moins jeunes, qui sont "làm quen", c'est-à-dire qu'elles sont l'épouse vietnamienne (souvent la seconde épouse, le plus souvent d'un Asiatique), pour les vacances ou lors de séjours de travail. J'ai connu ainsi une Chinoise de 50 ans "mariée" à un Coréen qui lui verse 75 euros par mois. Ce genre de contrat se négocie souvent en présence de la famille. J'ai vu aussi des très jeunes femmes travaillant dans les coffee shoppes qui ne racolaient pas mais réclamaient un petit cadeau, 200 000 dongs, à leur amoureux d'un soir. Quelquefois ce sont des liaisons avec des hommes mariés, ça fait partie du standing à partir d'un certain niveau de ressources d'avoir une "girl friend", et les épouses légitimes ne disent rien, elles ont trop peur du divorce qui reste très mal vu. 500 000 dongs c'est de la prostitution, 200 000 dongs c'est un cadeau ! Je sais que le tourisme sexuel sous toutes ses formes se développe au Viet Nam : salons de massage, karaokés, sans que l'on puisse généraliser, et surtout prostitution à domicile, et ce sont les hommes qui font les rabatteurs. J'ai rencontré aussi lors de mon précédent (avant-dernier) séjour un cyclo-pousse qui m'a proposé sa petite fille de trois ans. Personne n'a voulu m'écouter là-bas quand j'ai voulu en parler, on sait mais on ne veut pas savoir, et surtout on ne veut pas qu'on en parle, question image de marque du Vietnam ou bien la compassion s'arrête quelquefois à la famille. Du coup j'ai fait un signalement à Interpol, mais j'ai vu le cyclo-pousse toujours en liberté lors de mon dernier séjour. Je sais que tout cela existe aussi en France, mais pas à cette échelle ! Je ne suis pas un père la pudeur, je reconnais aux jeunes filles les mêmes droits que les garçons en matière de sexualité, mais l'amour tarifié et avec cette ampleur, et surtout avec des gamins ou des gamines, non !
Je me garde de juger ces jeunes femmes. Je ne sais pas ce qui revient à la misère ou à la crise morale qui a affecté les pays communistes après la chute du communisme (et le vietnam n'est plus un pays communiste mais ultra-libéral au sens économique du terme, même s'il est dirigé par un parti unique dit communiste - qui changera de nom s'il le faut, ce qui fait l'affaire des grandes compagnies financières tant que c'est un gage de stabilité). Mais je sais qu'un séjour au Vietnam hors les tours organisés est parfois très douloureux, surtout quand on aime le pays !
* Par exemple câu, composante de phrase ou couplet, à la place de cầu, prière, mais il y d'autres grosses fautes de traduction, j'ai commencé une révision générale qui prendra du temps !
Publié le 08/10/2009 à 08:45 par contespourtous

J'ai reçu notre livret de famille ce jour :
A Nantes, Linh a été enregistrée comme :
Nom : CHU
Prénom : Thị Huyên Linh !
Donc pour l'état civil français, qui étant impersonnel et n'étant pas bilingue ne le sait pas, elle a pour prénom "de sexe féminin" !
Il y a pourtant de nombreux Vietnamiens qui travaillent à l'ambassade de Hanoi !
Je vous explique : le nom des Vietnamiens se décompose en trois parties, le Họ, ou nom de famille, qui n'a que peu d'importance puisque 45 % d'entre eux s'appellent Nguyên, et jusqu'à 65 % dans le Nord du Centre. A cela une bonne raison : à la chute de la dynastie des Ly, et à celle de Măc, non seulement tous les Ly males de la dynastie ont été éxécutés, mais le nom, tout comme celui des Măc plus tard, a été interdit et tout les Ly et les Măc du Vietnam se sont appelés Nguyên. Donc si vous rencontrez un Vietnamein dont le nom est Ly ou Li, et ils sont nombreux, c'est qu'il est d'origine chinoise. Ensuite vient le nom-tampon, qui quelquefois indique le sexe, ce qui est le cas de Linh, puis le Tên ou nom personnel, plus important que notre prénom puisque l'on dit mademoiselle Linh, ou madame Linh, et jamais madame Nguyên ou Chu.
Et c'est parce que l'administration ne l'a intégré, ou s'en fout, que ma femme se voit dépossédée de son nom personnel, pour se prénommer dorénavant "De sexe féminin" !
Son arrivée est légèrement retardée : elle posera le pied sur le sol français le 1er novembre à 6 H 45, soit 4 mois jour pour jour après que je sois parti au Vietnam !
J'ai vraiment du mal à me remettre cette fois-ci, j'ai attrapé trois fois des ascaris et j'ai une inflammation des intestins !
Je vais me remettre aux traductions d'ici un ou deux jours, mais pas forcèment TCS
Publié le 03/10/2009 à 09:59 par contespourtous
Le lent balancement de mon âme
S’épuise à naviguer
Entre l’espérance et l’alarme
Sans désemparer
La fleur et l’oiseau m’appartiennent
Pour l’éternité
Les heures-passion me soutiennent
Pour m’en rappeler
Ma beauté ternit et je me chagrine
D’un rien, d’un retard
Du miroir vieilli qui mime
La peur dans mon regard
Et puis tu souris et je me rassure
Je me reconstruis
La peur oubliée au fond de l’armure
Le cœur embelli
D’un jour, d’une année, d’un mois à un autre
Je fais le pendule
Comme au creux des vagues un tout petit cotre
Déambule.
Bois le Roi, septembre 1984
Publié le 03/10/2009 à 09:56 par contespourtous
Bien rentré ! J'ai dormi 20 heures d'affilée. Pas facile de se remettre au clavier français. Je vais dénoncer l'attitude d'opodo sur le site du guide du routard, cette agence a tout tenté pour me faire prendre un autre billet pour Linh, considérant qu'un refus de visa n'était pas une raison majeure d'annulation, un décés oui, si vous êtes mort vous êtes remboursé ; mais un visa que vous n'obtenez pas à temps alors qu'avoir son billet d'avion est une des conditions pour l'obtenir, non ! Leur assurance annulation, c'est du pipeau et un moyen de vous faire cracher 50 euros supplémentaires.
Linh devrait rentrer plus tôt que prévu, j'ai bon espoir d'aller la récupérer à Paris le 6 ou le 7.
http://www.routard.com/forum_message/1947134/ne_faites_pas_confiance_a_opodo.htm
Publié le 20/09/2009 à 03:35 par contespourtous
Cette traduction n'est que provisoire : mon départ est imminent et je manque de temps... Je ferai une autre correction demain
1. Ta đã thấy gì trong đêm nay
Cờ bay trăm ngọn cờ bay
Rừng núi loan tin đến mọi miền
Gió Hoà bình bay về muôn hướng
Ngày vui con nước trôi nhanh
Nhịp sống bao la xoá bỏ hận thù
Gặp quê hương sau bão tố
Giọt nước mắt vui hay lòng gỗ đá
Qu'a-t-on vu cette nuit ?
Des drapeaux flotter par centaines, des drapeaux hissés flottant
Forêts et montagnes propagent la nouvelle à toutes les régions
Le vent de la paix a soufflé en retour en toutes directions
Le jour est à la joie, marée montante, montante...
L'immense pulsion de la vie permettra d'effacer le ressentiment
Et de retrouver un pays après la tempête
Larmes de joie, ou coeur de bois et de pierre ?
2. Ta đã thấy gì trong đêm nay
Bàn tay muôn vạn bàn tay
Những ngón tay thơm nối tật nguyền
Nối cuộc tình nối lòng đổ nát
Bàn tay đi nối anh em
Về suối quê hương tắm gội nhục nhằn
Mười năm đêm trong tiếng súng
Ruộng lúa bãi dâu qua cơn kinh hoàng
Qu'a-t-on vu en cette nuit ?
Une myriade de mains, des milliers de mains
Des doigts parfumés s'offrir à d'autres doigts infirmes
S'offrir à l'amour, s'offrir aux coeurs délabrés
Des mains s'offrant à celles des ainés et des cadets
Retournant se laver du trop plein d'humiliations au ruisseau du pays
Dix ans de nuit avec la voix des armes
Les rizières et les terres à muriers ont traversé cette crise épouvantable
3. Mẹ già cười xanh như lá mới trong khu vườn
Ruộng đồng Việt Nam lên những búp non đầu tiên
Một đoàn tàu đi nhả khói ấm hai bên rừng
Một đàn gà cao tiếng gáy đánh thức bình minh.
Le rire de la vieille mère est un rire juvénile, comme la feuille nouvelle dans le jardin
Dans les rizières et les champs du Viet Nam de jeunes bourgeons pointent la tête
Les bâtiments s'en retournant au port de leur fumée réchauffent les berges boisées
Le chant du coq s'élève pour réveiller l'aurore
4. Ta đã thấy gì trong đêm nay
Cờ bay trăm ngọn cờ bay
Đường phố hôm nay sáng rực đèn
Sáng rực đèn trong làng trong xóm
Người đi như nước qua đê
Mặt đất ưu tư đã mở nụ cười
Hàng cây xanh thay áo mới
Người bước bước nhanh như rừng đi tới
Qu'a-t-on vu en cette nuit ?
Les drapeaux flotter par centaines, drapeaux hissés flottant
Les lanternes illuminent intensément les rues des villes
Les lanternes illuminent intensément les villages et les hameaux
Les gens s'écoulent comme l'eau crevant les digues
La terre méritante enfin se surprend à sourire
Les rangées d'arbres verdoyants ont changé de vêture
Les passants se pressent comme une forêt qui avance
5. Ta đã thấy gì trong đêm nay
Đèn soi trăm ngọn đèn soi
Mặt đất rung rinh bước triệu người
Phá ngục tù đi dựng ngày mới
Rạng đông soi sáng tương lai
Giòng máu anh em đã nhuộm mặt trời
Cùng xương khô lên tiếng nói
Đời sống ấm êm nhân danh con người.
Qu'a-t-on vu en cette nuit ?
Des lanternes éclairées par centaines, des lantenes hissées éclairant
La terre frémit sous le pas de milliers de gens
En abattant les prisons nous bâtirons un monde nouveau
La clarté auréale illumine l'avenir
De même souche. jeunes et moins jeunes de notre sang le soleil est teinté
Les morts élèvent la voix
Au nom du respect de la personne humaine, pour une vie quiète et chaleureuse.
http://fr.video.yahoo.com/watch/1986681/6387873
Publié le 14/09/2009 à 04:21 par contespourtous
Một buổi sáng mùa xuân
Một đứa bé ra đồng
Đạp trái mìn nổ chậm
Xác không còn đôi chân
Un matin de printemps
Un enfant s'en va aux champs
Il marche sur une mine à retardement
Le cadavre n'a plus de pieds
Một buổi sáng mùa xuân
Ngực đứa bé tan tành
Ngàn hoa đồng cỏ nội
Cúi xuống nhìn con tim
Un matin de printemps
La poitine pulvérisée
Mille fleurs des champs et l'herbe des prés
Se penchent pour voir son coeur
Em thơ ơi chiều nay trường học lại
Trong sân chơi bạn và thầy im lời
Bài học về yêu thương trên giấy mới
Sao hôm nay nét mực đã phai
Oh petit être, ce soir à l'école les cours reprendront
Dans la cour, tes copains et tes maitres se taieront
La lecon : sur l'amour, et sur papier neuf !
Pourquoi aujourd'hui l'encre est-elle jaunie ?
Một buổi sáng mùa xuân
Một đứa bé yên nằm
Bàn tay cầm cỏ dại
Có hoa vàng mong manh
Un matin de printemps
Un bambin sage est mort*
Sa main serre de l'herbe sauvage
Et une fleur jaune éphémère
Một buổi sáng mùa xuân
Một đứa bé im lìm
Bờ môi dường thầm hỏi
Có thiên đường hay không ?
Un matin de printemps
Un gamin silencieux
A fleur de lèvres on devine une question
Y a-t-il un paradis** ou non ?
*J'ai déjà indiqué que parfois nằm, couché, pouvait se traduire par mort !
** J'ai cessé de m'interroger sur les références chrétiennes de certains textes de Trịnh Công Sơn : dans une société qui compte 10 pour cent de chrétiens le christianisme est un des éléments de la culture générale de ce pays !
http://www.nhaccuatui.com/nghe?M=hUtErQOs5Q
Publié le 13/09/2009 à 04:04 par contespourtous
http://www.youtube.com/watch?v=9xA6s5r-W8U
Regardez bien comment la police vietnamienne empêche ce prêtre de s'exprimer lors de son procès et faites circuler !
Le père Tadheus a eu la polio et il est handicapé des 4 membres. Lors de son arrestation on ne l'a pas autorisé à prendre ses lunettes ni sa Bible !
"Rien n'est plus précieux que la liberté" HCN vĩ đại !
Publié le 11/09/2009 à 05:02 par contespourtous
Hãy nhìn lại, mười lăm năm em có buồn không
Hãy nhìn lại, người dân quê đã mất ruộng đồng
Hãy nhìn lại, mặt đất kia đau dấu cuồng phong
Hãy nhìn lại, đàn chim non quên mất đường rừng
Regarde de nouveau, quinze ans, n'es-tu pas triste ?
Regarde de nouveau, le paysan a perdu rizières et champs
Regarde de nouveau, la face endolorie de la terre porte les cicatrices de l'ouragan dévastateur
Regarde de nouveau, une bande d'oisillons n'a plus souvenance du chemin de la forêt
Đường quê hương xin em đừng quên lối
Lời ca dao trên môi là tiếng nói
Mẹ nuôi ta, vui theo, cùng khóc với
Bắc Nam Trung quê hương sẽ có ngày
Les routes du pays, s'il te plait, souviens-t-en !
Les chansons populaires sur les lèvres sont notre langue
La mère qui nous a élevé, avec nous s'est réjouie, avec nous s'est désolée
Le Nord, le Sud, le Centre du pays ne feront qu'un, un jour !
Hãy chờ đợi, một quê hương trên đất Việt thôi
Hãy chờ đợi, đời phân chia sắp xóa hình hài
Hãy chờ đợi, ngày dân ta lên tiếng mọi nơi
Hãy chờ đợi, cờ tương lai bay khắp lòng người.
Patiente, un seul pays en terre Viêt, un seul !
Patiente, la vie va effacer les divisions et faconner un monde nouveau
Patiente, un jour notre peuple en tout lieu haussera le ton
Patiente, le drapeau de l'avenir flotte partout dans le coeur de chacun
Hãy nhìn lại, đời bao phen đã thoát cùm gông
Hãy nhìn lại, người dân ta chiến đấu nhịp nhàng
Hãy nhìn lại, từ Nam Quan cho đến Cà Mau
Hãy nhìn lại, tình anh em vẫn cứ ngọt ngào
Regarde de nouveau, combien de fois la vie a échappé aux cangues et aux entraves
Regarde de nouveau, notre peuple combat ensemble au coude à coude
Regarde de nouveau, depuis Nam Quan* jusqu'à Cà Mau
Regarde de nouveau, l'amour fraternel, toujours, et malgrè tout, reste de sucre et de miel
Đường anh em sao đi hoài không tới
Đường văn minh xương cao cùng với núi
Đường lương tâm mênh mông hoài bóng tối
Trái đau thương cho con mới ra đời
Sur la route de la fraternité, pourquoi ne sommes-nous toujours pas parvenus ?
Sur la route de la civilisation, en montagne les os s'amoncèlent
Sur la route de la conscience, encore, toujours, immenses, les ténêbres
Le fruit est de douleur pour l'enfant nouveau-né !
Hãy nhìn lại, người anh em trên chiến trường xa
Hãy nhìn lại, tìm đâu ra những nét mặt thù
Hãy nhìn lại, được hay thua những thắng bại kia
Hãy nhìn lại, mặt quê hương tan nát từng giờ
Regarde de nouveau, nos ainés, nos cadets sur de lointains champs de bataille
Regarde de nouveau, cherche à discerner les traits d'un visage ennemi
Regarde de nouveau, victoires ou défaites, y a-t-il vraiment un vainqueur, y a-t-il vraiment un vaincu ?
Regarde de nouveau, la face du pays se délabre et s'estompe d'heure en heure !
* Frontière chinoise, traduit par "porte de Chine" par Léon Remacle, il s'agit peut-être de Quan Nam, frontière du Sud, en chinois les termes étant inversés (voir le chapitre que Philippe Papin consacre au sino-vietnamien in "Viet-Nam parcours d'une nation", livre qui par ailleurs m'a laissé perplexe concernant l'appréciation de l'auteur sur l'expulsion des Chinois lors de la guerre avec la Chine, quand il parle de "perquisitions nocturnes menées avec fermeté mais sans violence". ou quand il édulcore la période 1975-1985 !)
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http://diemtin.com/Nghe-nhac_11/Hay-nhin-lai-Trinh-Cong-Son_11_59732/